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Après une fausse couche : se reconstruire à son rythme
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Fausse couche

Après une fausse couche : se reconstruire, à son rythme

On en parle peu, et pourtant la fausse couche concerne une grossesse sur quatre à cinq environ. Derrière ce chiffre, il y a des femmes, des couples, qui repartent souvent de la maternité ou du cabinet médical avec un « c’est fréquent, ça arrive » et peu d’espace pour ce qu’ils ressentent vraiment.

Si vous lisez ces lignes, peut-être venez-vous de vivre cette épreuve, ou peut-être la portez-vous depuis longtemps sans en avoir vraiment parlé. Cet article n’a pas vocation à vous dire comment vous devriez vous sentir. Il propose simplement quelques repères pour vous accompagner sur ce chemin.

Un deuil à part entière

Quel que soit le terme de la grossesse, une fausse couche peut être vécue comme un véritable deuil. Dès le test positif, beaucoup de femmes se projettent : un prénom, une date, une place dans la famille. Ce qui s’arrête, ce n’est pas seulement une grossesse, c’est aussi tout un avenir imaginé.

Ce deuil a une particularité : il est souvent invisible. L’entourage n’était parfois pas encore au courant, et les phrases maladroites (« tu en auras d’autres », « tu es jeune ») peuvent donner le sentiment que la peine n’est pas légitime. Elle l’est. Il n’existe pas de « petite » fausse couche.

Le corps et l’émotion, deux temps différents

Physiquement, le corps retrouve généralement son équilibre en quelques semaines. Le retour des cycles est d’ailleurs un repère que votre médecin ou votre sage-femme pourra suivre avec vous.

Sur le plan émotionnel, le temps est bien moins linéaire. Tristesse, colère, culpabilité, sentiment de vide, jalousie face aux annonces de grossesse autour de vous… Toutes ces émotions sont fréquentes et peuvent revenir par vagues, parfois des mois plus tard, à la date prévue de l’accouchement ou à l’occasion d’un nouveau projet bébé.

La culpabilité mérite une attention particulière. Beaucoup de femmes se demandent ce qu’elles ont « mal fait ». Dans la très grande majorité des cas, une fausse couche précoce n’est liée à rien de ce que vous avez fait ou pas fait. Pouvoir en parler avec un professionnel de santé aide souvent à alléger ce poids.

Quelques repères pour prendre soin de vous

Accordez-vous du temps. Il n’y a pas de délai « normal » pour aller mieux. Si vous en ressentez le besoin, un arrêt de travail peut vous être prescrit, et depuis 2024 il est indemnisé sans jour de carence en cas de fausse couche.

Mettez des mots sur ce qui s’est passé. Avec votre conjoint, une amie, ou même par écrit dans un carnet. Nommer ce que l’on a vécu, c’est déjà commencer à le déposer. C’est aussi ce que je vous propose en séance : un espace pour accueillir ce vécu et la charge émotionnelle qu’il a laissée, puis travailler en douceur sur ce qui reste ancré.

N’oubliez pas le conjoint. Le partenaire vit aussi cette perte, souvent de manière plus silencieuse. Chacun peut traverser le deuil à un rythme et d’une façon différente, et c’est normal.

Quand la fausse couche laisse une trace durable

Parfois, même longtemps après, quelque chose reste. Une peur qui s’installe à l’idée d’une nouvelle grossesse, une tension dès que le sujet revient, ou le sentiment que le corps « retient » quelque chose. Lorsqu’on rencontre des difficultés à avoir un bébé, ces vécus non digérés peuvent peser lourd, en plus de la fatigue et du stress du parcours lui-même.

Dans ma pratique, je constate que ces empreintes ne concernent pas toujours uniquement l’histoire personnelle. Très souvent, elles s’inscrivent dans des mémoires familiales : des fausses couches, des deuils ou des grossesses difficiles vécus par une mère, une grand-mère, parfois bien avant, et dont on n’a souvent jamais entendu parler. Ce n’est pas quelque chose que l’on découvre d’un coup, mais plutôt petit à petit, un peu comme on enlève les couches d’un oignon.

Se reconstruire, c’est aussi aller vers soi

Se reconstruire après une fausse couche ne veut pas dire oublier. Il s’agit plutôt de retrouver une forme de paix avec ce qui a été vécu, pour pouvoir envisager la suite, quelle qu’elle soit, avec un peu plus de légèreté. Et ce travail dépasse souvent le seul projet bébé : il touche aussi la relation à soi, au couple, à la famille.

Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée sur ce chemin, je propose des séances de soin énergétique, au cabinet à Labège, à domicile ou à distance, pour travailler en douceur sur ces mémoires et sur la charge émotionnelle qu’elles peuvent laisser, en complément de votre suivi médical.

Mes prestations : Séances individuelles – Delphine MIFSUD


Cet article est informatif et ne remplace en aucun cas un suivi médical. En cas de douleurs, de saignements importants, de fièvre ou de mal-être persistant, rapprochez-vous de votre médecin ou de votre sage-femme.


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